Mise en ligne le 14 août 2009. Retouche le 29 mars 2011
Mise en ligne le 29 mars 2011 Saint-Méry, le passé au présent. QUEL MOYEN-ÂGE À MELUN? S. K., Melun, 2 décembre 2009 PARCOURS HISTORIQUES DE LA VILLE DE MELUN
Sylvain Kerspern
Un Hollandais
de passage
en 1663.
Ci-contre : Israël Silvestre
Vue de Melun au temps de Schellinks,
gravure
La préparation de lexposition Richelieu nous a mis en présence de nombreuses descriptions assez largement inexploitées. Le catalogue en révèle une qui navait été utilisée que partiellement (celle du duc de Brunswick en 1659) et plusieurs autres faites par des Hollandais, apparemment friands du lieu.
Lun deux a produit deux journaux particulièrement précieux de voyages effectués en 1646 et 1663 : Willem Schellinks (1627-1678), peintre amstellodamois. Une autre exposition organisée par la Fondation Custodia, à Paris, a permis leurs publications assorties de traductions. Jai relevé un passage instructif, concret, concernant Melun, lartiste et son compagnon de route, le fils de marchand Jacques Thierry, y passant pour y visiter Vaux en juin 1663.
Il parle peu du château lui-même, qui est sous garde puisque Foucquet est emprisonné, et démeublé, sinon pour louer la qualité de ses peintures. Il consacre plus de temps au jardin, particulièrement aux grandes fontaines encadrant le canal, les grottes et les grandes cascades. Jy reviendrai dans le cadre dune étude sur la restitution des jardins par Israël Silvestre - travail exactement contemporain de celui de Marot à Richelieu. Mon propos, pour lheure, est plus anecdotique : lartiste donne quelques indications dordre pratique sur le voyage et le séjour à Melun.
Lorsquil y arrive, il vient de Fontainebleau, en passant le long de la Seine par Franchard et Brolle. Après avoir mangé au Porteur de drapeau, ils se rendent à Vaux village situé dans la plaine, où se trouve le très beau palais de Fouquet appelé [le nom manque]. On comprend la lacune : il a confondu le village, Maincy, avec le château.
Il en repart pour loger, le soir, à lAventure, au pied du pont, peut-être sur la rive gauche où se trouve lembarcadère : naviguer sur la Seine pouvait ressembler à une aventure. Lui et son compagnon repartent pour Paris, semble-t-il séparément, dans deux bateaux chargés de caisses emplies de faïences de Nevers. Le parcours est, comme il le souligne, jalonné de nombreuses demeures dagrément. Le soir, ils logent à Saint-Maur. Coches deau ou pas, la fréquentation de la Seine permettait quotidiennement à tout voyageur de faire le trajet Paris-Melun ou le retour en une journée tout au plus.
Mise en ligne le 27 août 2010
Dans le cadre des journées du Patrimoine, la commune briarde de Saint-Méry présente le fruit de patientes recherches sur son passé. Les liens tissés naguère ont fait que j y ai apporté une petite part. Voilà pourquoi je me permets cette publicité. Jy serai le samedi après-midi
Le lendemain, je serai à Melun...
Daprès Primatice? Saint Mathieu, Saint-Méry, église, voûte du choeur.
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Exposition jusquau 20 décembre 2009 au musée de Melun.
Mise en ligne le 12 décembre 2009
La question est curieusement posée, et pourtant elle résume bien la difficulté à cerner les contours de la mémoire du Moyen-Âge dans une ville dont le passé royal très réel est pourtant aujourdhui évanescent. Cette exposition propose donc den apporter le témoignage, et ne manque pas darguments pour le faire.
Peut-être la découverte récente dune troisième nécropole mérovingienne dans le nord de la ville, après le site Grüber près de la gare et celui de Saint-Liesne, aura-t-elle servi de déclencheur. Toujours est-il que la pièce majeure est certainement le sarcophage qui en est issu, daté des VI-VIIè siècles. La sculpture, le mobilier notamment issus des fouilles de ces sites funéraires, les documents - copies ou fac-similés - issus des collections municipales forment un ensemble archéologique cohérent et les atouts majeurs de lexposition.
Boucle de ceinture, époque mérovingienne.
Melun, musée (origine : site Grüber, 1881).
Choix de présentation.
Elle pêche à mon sens par le manque dexplications. Il y a deux scramasaxes travaillés par le temps. Javoue que jusquà présent, je navais pas encore mémorisé le terme (une fois écarté le souvenir dun personnage du journal de Spirou...), qui désigne un couteau franc.
Les copies dactes concernant les édifices religieux, pour qui sait les lire (elles datent tout de même de lAncien Régime, et reprennent à loccasion le latin), évoquent, ici, la situation désastreuse de lAbbaye de Saint-Père en 991, là, les dégâts de la tour de léglise Saint-Aspais lors du siège par les Anglais de même que la date de reddition de la ville en novembre 1420; puis le début de sa reconstruction dans sa forme actuelle à partir de 1468, et les processions faites par labbé de Saint-Père pour contribuer, par les aumônes et les oblations, à son financement. Dommage de ne pas en faire état pour les non-paléographes.
Scramasaxe, époque mérovingienne.
Melun, musée (origine : Saint-Liesne, avant1967).
Les informations sont consignées dans des livrets plastifiés très bien faits mais seulement mis à disposition en un tout, et non pas localisés. Sy ajoutent quelques panneaux sommaires qui suggèrent simplement lorganisation thématique, évoquant notamment les établissements religieux, le château royal ou les rites funéraires. La question chronologique nest évoquée que par un panneau introductif, et dun point de vue strictement personnel, pour avoir fait des recherches pour le Parcours historique, jaurais souhaité quelle soit plus nettement perceptible.
Apports chronologiques : Anglais, Bourguignons, Mérovingiens.
Il est vrai que jai une vision peu orthodoxe du Moyen-Âge, le faisant sachever plus tôt que dordinaire - vers 1300. Il se trouve que cest le moment où la présence royale à Melun, très importante depuis lan mil, commence à décliner, par le fait du rattachement de la Champagne à la couronne de France. Je dirais quand même deux mots de ce qui a pu être trouvé sur le site du quai Voltaire à loccasion des travaux pour la Direction départementale de leau, datant du XVè siècle.
Siège et occupation anglo-bourguignonne (1420-1435)
Larmement semble y avoir cohabité avec un ensemble significatif de monnaies datables du XVè siècle, en particulier un Gros Florette de Charles VI datable de 1419-1422 et des pièces rattachées à Philippe Le Bon, duc de Bourgogne, allié aux Anglais. Il y a notamment un niquet, cest-à-dire une pièce noire émise en double dun gros dargent, destinée à le remplacer dans le cadre dune politique monétaire qui produit un affaiblissement des espèces. Cest apparemment le roi de France Charles VI qui prit linitiative de ses mesures en août 1421, suivi de Henri V Lancastre, roi dAngleterre. Il est vraisemblable que Philippe Le Bon ait dû saligner rapidement sur ce procédé.
Quoiquil en soit, il est extrêmement tentant de mettre en rapport les trouvailles de ce site avec le siège, puis loccupation de Melun par les Anglais et les Bourguignons; de le confronter avec le tableau bien postérieur et très fantaisiste des collections municipales, montrant un campement au premier plan à droite, au sud ouest de Melun, sur un site par ailleurs connu comme la Fosse aux Anglais - au point que son nom a été donné à une rue aujourdhui située sur le territoire de Dammarie-lès-Lys, où jai vécu deux ans.
Cette peinture ne doit surtout pas être prise comme un document historique : elle présente des architectures qui ne sont guère plus compatibles avec un siège lors de la Fronde, ou quelque siège de Melun que ce soit, dailleurs. Cest une sorte de commémoration vraisemblablement du XVIIIè siècle dun moment essentiel de lhistoire de la ville : on se souvient que cest alors que ses habitants méritèrent la sinistre devise encore aujourdhui attachée à son blason : Fida muris usque ad mures (Fidèles au murs jusquaux rats). Lexposition montre quils ne leur ont pas été fidèles jusquà vouloir les maintenir debout...
Anonyme XVIII-XIXè siècle,
Vue fantaisiste du camp des Anglo-Bourguignons au siège de 1420,
hst.
Melun, musée.
Ville royale mérovingienne?
À lautre bout de la séquence, jai peine à croire que la propagation du christianisme ait été le fait de saint Aspais et saint Liesne à partir du VIè siècle. Il faut rappeler que Clovis a unifié un royaume franc de grande ampleur sous la bannière chrétienne, au bénéfice dune conversion encouragée par son épouse déjà acquise à cette confession, ceci dès la fin du Vè siècle.
Cest dans le contexte de sa succession et de la division du royaume entre ses héritiers inconciliables que se placent les séjours supposés de Liesne et Aspais, envoyés de lévêque de Sens dont Melun dépend spirituellement - alors quil est rattaché politiquement au royaume de Paris. Je ne métends pas sur la question pour lavoir déjà abordée ailleurs, mais la lettre de lévêque Léon de Sens, dans les années 530, montre bien que déjà, le christianisme est présent à Melun au point de devenir argument de luttes de pouvoir entre lEglise et le roi.
Cest probablement lapport principal de cette exposition que de proposer un ensemble de témoignages de cette époque, qui montrent quavant les Capétiens, les rois Mérovingiens ont accordé une réelle importance à Melun, au point, par exemple, dy installer un atelier monétaire ou de vouloir y créer un évêché.
Sarcophage, époque mérovingienne. Pierre calcaire
Melun, musée (origine : rue Lucien Gaulard, 1989).

Tête de sarcrophage à décor de croix pattée, époque mérovingienne.
Pierre calcaire. Melun, musée (origine : Saint-Liesne, 1977).
Exposer les pleins et déliés dune histoire significative.
Lévidence de la situation stratégique, fondatrice de lhistoire de Melun par la narration de sa prise par Labienus durant la guerre des Gaules, ne sest pas éteinte avec le Moyen-Âge, ni même lannexion de la Bourgogne au XVè siècle. Les sièges et les destructions se seront poursuivis et auront contribué aux maints remaniements du paysage urbain, quil faut prendre le temps de parcourir pour y retrouver les aspects médiévaux subsistants. Il serait de fait souhaitable quun espace - pas nécessairement dans lactuel musée et je pense bien sûr au Prieuré Saint-Sauveur - puisse être destiné à la présentation permanente des collections archéologiques de la ville, qui sont loin dêtre négligeables.
De 2004 à 2006, en tant que principal conférencier, jai progressivement développé une approche par sujets. Melun, Ville royale, le classique; et Melun au fil de leau - activités et évènements liés à la Seine et à lAlmont - en 2004; augmentés en 2005 de visites En suivant les fortifications du bourg Saint-Aspais et À travers le faubourg saint Liesne et en suivant lAlmont; et en 2006, dévocations de ses Personnages historiques et du Faubourg Saint-Ambroise.
Certaines étapes se retrouvent dans plusieurs parcours thématiques, mais pas nécessairement abordées de la même façon. En plus dune information historique vérifiée (voire amendée par des mises à jour incessantes, sources de ma chronologie melodunoise), cest loccasion de voir Melun selon des angles que la voiture ne permet pas...
| En 2011 : | |||||||||||
| Thèmes | Dates | ||||||||||
| À travers le faubourg Saint-Ambroise - Réserver. |
23 juillet 2011, 14h |
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| Le long de lAlmont et le faubourg Saint-Liesne - Réserver. |
27 août 2011, 14h |
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| Melun au fil de leau - Réserver. |
18 septembre 2011, 14h |
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Autres dates et thèmes sous la responsabilité de Marie Striebel
30 avril 2011 : Melun, sur les traces de la ville médiévale (14 h -16 h)
Précédemment :
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Melun au Moyen-Âge
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22 mai 2010, 15h |
Le faubourg Saint-Ambroise
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21 août 2010, 15h |
Les fortifications du faubourg Saint-Aspais
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21 septembre 2010, 15h |
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Chronologie melodunoise issue du Parcours historique.
Le principe de ce travail est dallier dates recoupées et le plus possible vérifiées et brèves discussions complémentaires sur les périodes. On nattendra pas pour linstant lexhaustivité, non plus quune trame minimum : il sagit des éléments utiles au Parcours historique de Melun. Toutes les suggestions, néanmoins, seront attentivement étudiées car jai lintention den faire, à terme, un outil de référence pour la connaissance du patrimoine melunais. Des points problématiques font lobjet de discussions particulières indiquées par des liens, pour ne pas alourdir le texte. Mise en ligne le 10 août 2009 |
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OUVRAGES GÉNÉRAUX : Leroy Gabriel 1887, Histoire de Melun, Melun Leroy Gabriel 1904, Le Vieux Melun, Melun Art et architecture à Melun au Moyen-Âge, colloque, Melun, 1998, Paris, 2000. Melun. Une île, une ville. Patrimoine urbain de lAntiquité à nos jours, Cahiers du Patrimoine (Judith Förstel, dir.), Paris, 2006. RÉFÉRENCES COMPLÉMENTAIRES : Abréviations : GRAM : Groupement de recherches archéologiques melunais. GRAS : Groupement de recherches archéologiques subaquatiques. Arbois de Jubainville (Henri d) 1859 Lhistorien Richer et le siège de Melun en 999, Bibliothèque de lécole des Chartes, 20, p. 393-398. Bourel de la Roncière, Charles (publ.) 1892, Vie de Bouchard le vénérable, Paris. Bauchet Olivier 1998 Les moulins de la Haute-Seine, Bulletin de la Société dart, histoire et archéologie de la vallée de lYerres, 1968-1998, p. 89-97. Gallet Yves 1998, Les tours de chevet de Notre-Dame de Melun : nouvelles hypothèses chronologiques, Bulletin Monumental, 1998, p. 237-256. Bonnin Philippe 2005, Archéologie de la Seine dans le Melunais. Bilan des recherches subaquatiques 1990-2004, Bulletin du GRAM, 1, 2005, p. 91-100. Bonnin Philippe 2007, Un ouvrage fluvial ancien inédit découvert à Melun, Bulletin du GRAM, 2, 2007, p. 125-132. |
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| ANTIQUITÉS | |
![]() Pieux du pont datés du temps gaulois de Metlosedum daprès Philippe Bonnin, 2005 |
METLOSEDUM. Ier siècle Av. JC : traces les plus anciennes avérées de limplantation humaine sur lactuel territoire de Melun; les fouilles subaquatiques au niveau du pont du grand bras ont révélé des éléments de pieux de bois dun pont datés au carbone14 de lépoque gauloise, avant la conquête romaine (Bonnin 2005)52 Av. JC : lors de la conquête de la Gaule, Jules César demande à son lieutenant Labienus de soumettre les Senons et les Parisii; rendant compte dans sa Guerre des Gaules (VII, 58, 2-3) de la manoeuvre de ce dernier, il évoque Metlosedum comme un oppidum(place forte) des Senons situé dans une île de la Seine; ce nom, partiellement confirmé par un fragment dinscription monumentale (OSEDI, cf. Diane Laneluc in Melun. Une île, une ville..., 2006, p. 21), signifie le lieu du moissonneur; cela nétonnera pas qui parcourt la Brie encore aujourdhui et permet de supposer que le site servait déjà de relais dans lexploitation céréalière. |
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MELODUNUM. IIIè siècle : dernières traces de loccupation gallo-romaine sur la rive gauche (GRAM); linsécurité née des invasions barbares suscite vraisemblablement un repli sur lîle, fortifiée en un castrum au IVè siècle (Diane Laneluc in Melun. Une île, une ville..., 2006)Fin IVè siècle (au plus tard) : mention du diocèse de Sens dont Melun dépend, la carte ecclésiastique reprenant celle de ladministration gallo-romaine (Claire Mabire-Lacaille in Art et architecture..., 2000). |
| VILLE ROYALE | |
![]() Maquette des fouilles du site de léglise Saint-Liesne ayant révélé des sépultures mérovingiennes en nombre (Melun, Service archéologique). |
MECLIDONE - LES MÉROVINGIENS. 511 : mort de Clovis; le partage issu de sa succession occasionne des troubles affectant particulièrement Melun (voir Discussion Succession Clovis); le pagus melodunensis échoit à Childebert1er, roi de Paris (511-558), dOrléans (524-532), et de Bourgogne (534-558, en indivision avec Théodebert, son neveu, et Clotaire, son frère), tandis que la civitas senoneni est attribué à Clodomir , roi dOrléans (+524), puis à Théodebert roi dAustrasie (534-548) (Claire Mabire-Lacaille in Art et architecture..., 2000).538 env.? : Childebert 1er favorise lérection de Melun en siège épiscopal, à quoi soppose Léon, archevêque de Sens (+549) (Yves Gallet, Childebert 1er et le groupe épiscopal de Melun au VIè siècle, Art et architecture..., 2000; voir aussi Discussion Succession Clovis). 561 : mort de Clotaire 1er, frère de Childebert, qui avait réunifié le royaume de Clovis en 558; le pagus melodunensis échoit à Caribert, roi de Paris (561-567), 567 : le pagus melodunensis échoit à Gontran, roi de Bourgogne et dOrléans (567-593); 593 : le pagus melodunensis échoit à Childebert II roi dAustrasie (593-595); son fils Théodebert II, déjà gouverneur de Melun, lui succède au trône dAustrasie. 612 : capture de Théodebert par Thierry II, roi de Bourgogne; la victoire lannée suivante sur ce dernier de Clotaire II, roi de Neustrie, opère une nouvelle réunfication; Melun aura pâti des troubles de la succession de Clovis en 557-558 et 582-583 (Claire Mabire-Lacaille in Art et architecture..., 2000). |
![]() Denier de Charles le Chauve frappé à Melun |
LES CAROLINGIENS. 826, 9 mai : Louis le Pieux/le Débonnaire prend deux églises sous les vocables de Notre-Dame et St-Étienne à Melun sous sa protection (Gallet 1998, p. 250, n.1).886 : siège dévastateur, parmi dautres (vers 845, par exemple, selon Leroy), lors des nombreux raids normands du temps (Leroy 1887; Diane Laneluc in Art et architecture..., 2000); 901, 21 août : don de la petite abbaye Notre-Dame du castrum de Melun par Charles III le Simple à Téry (Ph. Lauer, Recueil des actes de Charles III, Paris, 1940, p. 82-83). |
![]() Le siège de Melun selon Fouquet (v. 1460) illustrant la Chronique de Robert le Pieux. Paris, B.N.F. |
LES CAPÉTIENS. 991, avant le 14 ou 15 septembre : date du siège de Melun par le roi selon Richer (voir discussion sur le siège de Melun à la fin du Xè siècle); la ville avait été prise par la ruse par Eudes, comte de Blois, qui ambitionnait, par une manoeuvre dencerclement du domaine royal franc (autour de Paris), de détrôner Hugues Capet, roi de France depuis 987, fondateur de la dynastie des Capétiens ayant remplacée celle des Carolingiens.991, 14 ou 15 septembre : diplôme Hugues Capet et Robert le Pieux en faveur de labbaye de Saint-Père de Melun (Melun. Une île, une ville..., 2006, p. 244, n. 44). 999 : mort de larchevêque de Sens Seguin ou Sevin, qui avait relevé labbaye de Saint-Père de Melun et y avait installé des moines en plaçant à leur tête labbé Gautier (Chronique dOdorannus de Sens; Miracles de saint Liesne, cf. Paulette Lhermitte Leclercq in Art et architecture..., 2000). 1007 : mort de Bourchard, comte de Melun (Bourel de la Roncière 1892). (à suivre) |
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Conférences "D'histoire & d'@rt". Cycle de 9 conférences sur l'art de peindre dans notre région au temps de Louis XIII et du Roi-soleil (avec des ouvrages de l'École de Fontainebleau, Simon Vouet, Jean Senelle, Le Brun, Philippe de Champaigne, Jacques de Létin, Jacques Stella, Pierre Mignard, le Frère Luc)... |
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I. Introduction : les voies de la création. Y-at-il un foyer briard? Pourquoi tant de peintures dans la région, à cette époque? |
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II. Fontainebleau, demeure royale, le décor du château et le foyer bellifontain au XVIIè siècle. La suite des Dubois et Fréminet. Fontainebleau et Paris. |
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III. Meaux, ville épiscopale. L'évêché et la cathédrale. Peinture en pays meldois. |
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IV. Les "maisons des champs". Formes et fonctions des décors des résidences "secondaires". |
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V. Le cas de Vaux. Dans un cycle consacré aux peintres et mécènes en Brie au XVIIè siècle, Vaux-le-Vicomte et son décor étaient incontournables. Sy déploie lart comme expérience totale (architecture, décors, jardins, jeux deau...), mais quel rôle y tient la peinture et son entrepreneur, Charles Le Brun? |
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VI. Grands seigneurs et "noblesse seconde" de la Brie. Formes peintes des résidences "premières". |
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VII. La peinture religieuse : les choix "réguliers". Augustins, Capucins, Récollets, Cordeliers... |
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VIII. La peinture religieuse : au cur du "Siècle". Après les franciscains, dautres couvents font appel aux pinceaux artistes (de Simon Vouet, Philippe de Champaigne, Jacques Stella, entre autres). De même, les autres édifices religieux, collégiales, paroissiales, sils ont des ambitions plus modestes, ne sont pas en reste. Ce qui concerne Lagny, Chaumes, Blandy, Meaux, Melun, Villiers-Saint-Georges, Bazoches-lès-Bray, Couilly-Pont-aux-Dames, Sézanne, Gandelu, Montereau... |
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IX. Conclusion : la "palette briarde". Du goût - ou des goûts - en Brie au XVIIè siècle. Éléments de cartographie évolutive, selon les genres et les styles. |
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Pour tout renseignement : Sylvain KERSPERN Le Clos Bontemps 26 rue de Vaux F-77000 MELUN Tél. : 01 64 52 29 61 - 06 83 24 95 88 |
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| Courriels : dhistoire_et_dart@yahoo.fr - sylvainkerspern@hotmail.fr. |
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