Mise en ligne le 2 septembre 2014 - retouche le 21 août 2015

Sylvain Kerspern - dhistoire-et-dart.com

Parcours historique de la ville de Melun :

Melun à la Renaissance

L’une des gloires de Melun, Jacques Amyot, est aussi un protagoniste important de la Renaissance française et de l’Humanisme. Encore faut-il préciser ce que cela recouvre.

La Renaissance s’est définie par le souhait de renouer avec l’Antiquité, par la redécouverte de sa culture, en particulier sa pensée et ses productions littéraires et artistiques. Elle implique une reconnaissance de ces apports, réinterprétés à la lumière de la venue du Christ, qui les transcende. Cette poursuite de la raison antique que sublime la foi chrétienne correspond à l’Humanisme au sens propre, dérivé des Humanités, qui sont l’enseignement des Arts Libéraux (de l’esprit, par opposition à mécaniques, de la main). Elle s’ouvre par un travail d’érudition pour retrouver les textes anciens dans leur pureté, notamment grammaticale - ce que Jacques Amyot fera pour Plutarque -, et produire de nouveaux ouvrages dans cet esprit.

La conscience de ce renouveau est attesté dans les textes de Pétrarque, Boccace et de leurs contemporains, soit dès le XIVè siècle. La Réforme, les Guerres de religion et la Réforme catholique forment la trame de son déclin progressif : on ne fait, pour cela, pas courir la Renaissance au-delà du début du XVIIè.

Si le phénomène est d’abord italien, c’est notamment parce que leur territoire en garde maints exemples; mais aussi parce que d’autres grandes puissances, comme la France et l’Angleterre, connaissent les soubresauts de conflits, en particulier la Guerre de Cent ans. La chronologie en est-elle pour autant différente pour la France? Pour Melun, on peut en tout cas en dégager une phase cohérente que scandent les relations avec la Royauté, depuis l’établissement de la ville comme chef-lieu de bailliage jusqu’aux premières concessions du roi en faveur d’un pouvoir communal. C’est notamment ce contexte qui éclaire le caractère singulier de l’un des édifices majeurs de la ville, l’église Saint-Aspais, qui forme le point d’orgue du parcours, aussi bien que le fameux diptyque de Melun, du peintre Fouquet.

Retour vers la page des parcours historiques



(Depuis 2015)
Seul (1h30) ou en groupe (2h) (circulation inverse du plan ci-dessus)

- Départ de l’Office du Tourisme (Espace Saint-Jean), place Saint-Jean, les fortifications et la fontaine (13-14); Jacques-Amyot (18) et Hôtel des Cens (17); puis vers l’église Saint-Aspais (25); la Place du Martroi (23); les marchés de la paroisse Saint-Aspais (24), rejoindre le bas de la rue du Presbytère vers le Pont-aux-Fruits, ou mieux, du Châtelet (26); le traverser et se rendre à la Vicomté, pour l’avocat Pinot (27); passer sous le pont, longer la scène et traverser l'île vers l'Astrolabe, site du château pour la Guerre de Cent ans (5); vers le prieuré Saint-Sauveur (2); longer la Seine vers Notre-Dame, pour François 1er, les portails et le diptyque de Fouquet (10).

(Jusqu'en 2014) Seul (1h30) ou en groupe (2h) (plan ci-dessus)

- Départ de l’Office du Tourisme, Jacques-Amyot (18) et Hôtel des Cens (17) à proximité puis vers la place Saint-Jean, les fortifications et la fontaine (13-14); direction Notre-Dame, pour François 1er, les portails et le diptyque de Fouquet (10); le long de la Seine vers le prieuré Saint-Sauveur (2), le château pour la Guerre de Cent ans (5), retour vers la Vicomté, pour l’avocat Pinot (27); prendre le Pont-aux-Fruits, ou mieux, du Châtelet (26), remonter la rue du Presbytère, jalonnant les marchés de la paroisse Saint-Aspais (24) vers la Place du Martroi (23) et l’église Saint-Aspais (25).

Projet abandonné pour la fontaine Saint-Jean (à gauche) et celui signé et daté du fondeur Durenne, 1863 (à droite); Melun, Astrolabe.

Église Saint-Aspais depuis le chevet (photo S. Assouline).

Projet de jubé pour Saint-Aspais de 1626, remplaçant celui de 1565 (Melun, Astrolabe) :
élément de séparation entre choeur et nef, officiants et fidèles que la Réforme catholique encouragera à abolir.
***
Église Saint-Aspais : détails de la sculpture du portail sud - verrière de Saint-Loup, le château de Melun en flammes
***
Jean Fouquet, Diptyque de Melun partagé entre les musées de Berlin et Anvers (vers 1452-1455)
***
Analogie avec semblable confrontation sur deux pages des Heures d’Étienne Chevallier du même peintre (Chantilly)
Courriels : sylvainkerspern@gmail.com - sylvainkerspern@hotmail.fr.
Vous souhaitez être informé des nouveautés du site? C’est gratuit! Abonnez-vous!
Vous ne souhaitez plus recevoir de nouvelles du site? Non, ce n’est pas payant... Désabonnez-vous...
.
dhistoire-et-dart.com

Plan du site - Accueil - Parcours historiques de Melun
Site hébergé par Ouvaton