Dans cette rubrique :

* Association de peintres et sculpteurs pour Fontainebleau, 1627-1628


* Généalogie et documents sur les Baullery

* Transcription d’acte (marché de P. Senelle)

* Documents sur les Stella

Plan du site - Contacts


Généalogie de Nicolas Baullery

Jérôme Baullery : données biographiques
Naissance vers 1532; le contrat d’alloué le concernant auprès du peintre Michel Rochetel en octobre 1552 le dit âgé de 20 ans;
- 1552, octobre : complète son apprentissage (contrat d’alloué) auprès du peintre Michel Rochetel pour deux ans à compter de ce mois (Leproux 2001);
- 1560, 16 août : parrain de Jean (IV) Le Clerc, d’une dynastie de graveurs-éditeurs, paroisse Saint-Eustache, à Paris (B.N., Nouv. Acq. Fr. 12038-12215, Fichier Laborde, n° 39410; Weigert et Préaud, 1976);
- 1571, 19 décembre : parrain avec Jean Patin, maître-peintre, paroisse Saint-Leu (B.N., Nouv. Acq. Fr. 12053, Fichier Laborde, à Bollery);
- 1575, 19 octobre : se présente aux élections de jurés de la maîtrise parisienne, remportées par Pierre Chevreulx, sculpteur (qui meurt dans son année d’exercice), et Antoine Caron; parmi les autres candidats, Jean Patin, Jean Fouasse, François Guenay -Quesnel? - et Guyon de Vable, peintres (Guiffrey, 1915, p. 4);
- 1576, 14 août : contrat d’acquisition par échange d’une maison rue de la Verrerie (rachetée par Nicolas à ses cohéritiers en 1602) (Inventaire après décès de Nicolas - abrégé ici en IAD, 1630 -, Arch. nat., M.C., CV, 280, 19 avril 1630);
-1578, 28 octobre : parrain paroisse Saint-Germain-L’Auxerrois, avec Jean Autrot, sculpteur et peintre, et la femme du concierge de la basse-cour du Louvre (B.N., Nouv. Acq. Fr. 12045, Fichier Laborde, à Baullery; on le dit “honorable homme”);
-1581, 20 octobre : se présente aux élections de jurés de la maîtrise parisienne (Guiffrey, 1915, p. 5);
-1584, 7 mars : cité comme expert par Jacques Patin, peintre ordinaire du Roi, dans le litige qui l’oppose à Jérôme de Gondi (qui fait appel à Guyon de Vable), à propos des travaux de peinture dans l’hôtel du second; en cas de désaccord, Ruggiero de Ruggieri tranchera (Grodecki, 1986, p. 197);
- 26 juin : parrain paroisse Saint-Germain-L’Auxerrois (B.N., Nouv. Acq. Fr. 12053, Fichier Laborde, à Bollery; on le dit “honorable homme”);
- 19 juillet : sa femme Marie Mallo est marraine d’une fille de Jacques Bénard, peintre de la reine-mère (Jal, 1872, p. 243);
- 19 décembre : parrain avec Judith Baullery, dite sa femme (sa soeur? sa fille?), paroisse Saint-Merry (B.N., Nouv. Acq. Fr. 12045, Fichier Laborde, à Baullery);
1585, 26 novembre : parrain avec sa femme Marie Mallo de sa petite fille Catherine (Jal, 1872, p. 243);
1586, 11 avril : devis de maçonnerie pour la maison acquise à Popincourt (Arch. nat., M.C., CVII, 25);
- 7 mai : met en apprentissage, comme tuteur, Nicolas Tondu, auprès de Guillaume Guéret, marchand épicier (pour ce nom, voir biographie de Nicolas, le 15 mai 1589) (Arch. nat., M.C., CXVII, 25);
- 29 juin : parrain avec son fils Nicolas, de Pierre, fils de Théodore Verlant et Judith Baullery (sa soeur selon Jal, en fait sa fille selon un acte retrouvé par Vladimir Nestorov), paroisse Saint-Merry (Jal, 1872, p. 243);
- 1587, 24 janvier : parrain avec Germain Mallo de son petit fils Jérôme II (Jal, 1872, p. 243);
- 25 janvier : sa femme Marie Mallo est marraine d’une fille nommée Marie Guéret (pour ce nom, voir biographie de Nicolas, le 15 mai 1589) (Jal, 1872, p. 243);
- 1588, 13 février : sa femme Marie Mallo est marraine d’un fils de Théodore Verlant, peintre ayant épousé une fille de Jérôme qui fait l’objet de confusions chez Jal (1872, p. 243-244), en fait Judith (transaction du 5 septembre 1601 faisant suite au décès de Jérôme, Arch. nat., M.C., CV, 156).

Michel Rochetel,
Cérés, 1551,
dessin - Dresde


Jacques Patin,
Illustration pour le ballet
du duc de Joyeuse
de septembre 1581,
gravure (détail)- Bnf
- 1593 : remariage avec Denise Voisin, visé par le contrat passé le 15 janvier (mentionné dans la transaction du 5 septembre 1601 faisant suite au décès de Jérôme, Arch. nat., M.C., CV, 156);
- 1594, 24 décembre : parrain avec Toussaint Dubreuil, paroisse Saint-Merry, de Toussaint Quesnel, son neveu selon Jal (1872, p. 244); fils du peintre Jacques Quesnel et de Geneviève, il est neveu de Nicolas (cf. actes de la succession de Jacques Quesnel, des 14 mai et 8 juin 1629, Arch., Nat., M.C., XVIII, 245);
- 1597, 4 août : parrain de Louis, fils de Jean Face (ou Fouace? voir en 1575), paroisse Saint-Eustache (Jal, 1872, p. 244);
- 1599, 8 janvier : sa veuve Denise Voisin contracte un bail pour sa maison auprès de ses héritiers encore vivants, Nicolas, Geneviève et Judith (document aimablement communiqué par Vladimir Nestorov, juillet 2014);
- 1599, 29 juin : remariage de Judith, sa fille, avec Gabriel Blanchard (Jal, 1872, p. 222), union d’où naît l’année suivante Jacques Blanchard selon Félibien et Perrault;
- 1601 : transaction du 5 septembre 1601 faisant suite à son décès entre les héritiers du premier lit : Nicolas, Gabriel Blanchard à cause de Judith son épouse, et Jacques Quesnel, à cause de Geneviève son épouse; Arch. nat., M.C., CV, 156); il n’avait eu aucun enfant de son second mariage.
Nicolas Baullery : données biographiques
Naissance vers 1560 (fixée en fonction du baptême de son premier enfant en 1585); selon l’ordre de citation dans la transaction après le décès de son père, en 1601, il doit être l’aîné des enfants de Jérôme encore vivants à cette date; suivent Judith mariée en 1599 et Geneviève mariée le 24 août 1593 (cf. actes de la succession de Jacques Quesnel, des 14 mai et 8 juin 1629, Arch., Nat., M.C., XVIII, 245);
- 1585, 26 novembre : baptême de sa première fille d’avec Edmée (“Esmée”) Le Febvre, Catherine, paroisse Saint-Jean-en-Grève; il habite rue de la Verrerie (Jal, 1872, p. 243);
- 1586, 29 juin : parrain avec son père de Pierre, fils de Théodore Verlant et Judith Baullery (sa tante selon Jal, en fait sa fille, selon le document du 8 janvier 1599 aimablement communiqué par Vladimir Nestorov), paroisse Saint-Merry (Jal, 1872, p. 243);
- 1587, 24 janvier : baptême de son fils, Jérôme (Jal, 1872, p. 243);
- 1588, 17 mai : baptême de son fils, Jacques, sans doute mort peu après (Jal, 1872, p. 243);
- 1589, 9 mai : baptême de son fils, Jacques II, tenu par Jacques Bénard, maître-peintre, et Guillaume Guéret, marchand épicier, et François Desplanches, veuve de Guillaume Jacquin (ou plutôt Jacquier?), vivant maître-peintre (Jal, 1872, p. 243);
- 1591 : remariage avec Marie Delisle, fille d’un maître-maçon (Jal, 1872, p. 243);
- 1592, 11 février : baptême de sa fille, Isabiau (Jal, 1872, p. 243);
- 1593, 16 mai : baptême de son fils, Jean, tenu par Jean Dangers, maître-peintre, et Pierre Biard, maître-sculpteur (Jal, 1872, p. 243);
- 1595, 18 octobre : baptême de sa fille, Barbe, tenue par Barbe Baullery, femme de Gilles Guillot, peintre, et Judith Baullery, veuve de Théodore Verlant, vivant maître-peintre, et Pierre Biard, maître-sculpteur (Jal, 1872, p. 243);
- 1599, 8 janvier : transaction avec la veuve de son père, qui contracte un bail pour sa maison auprès de Nicolas, Geneviève et Judith (document aimablement communiqué par Vladimir Nestorov, juillet 2014);
- 1601, 5 septembre : transaction avec Denise Voisin, veuve en secondes noces de son père, Jérôme Baullery, et les autres héritiers du premier lit, Gabriel Blanchard à cause de Judith son épouse, et Jacques Quesnel, à cause de Geneviève, son épouse (Arch. nat., M.C., CV, 156);
- 1602, 27 mars : obtient par sentence la maison paternelle, contre dédommagement envers ses cohéritiers (IAD, 1630);
- 1603, 17 janvier : quittance mentionnant la caution apportée par Nicolas (et non Pierre) à Jean de Monthéron dans une transaction avec Maurice Picquet, marchand de chevaux; son adresse, rue de la Verrerie, permet de rectifier (Arch. Nat., XVIII, 135);
- 1604, 3 janvier : baptême de sa fille, Geneviève, tenue par Isabelle de Lisle, tante maternelle, fille de Toussaint, et Jérôme Baullery, fils de Nicolas et demi-frère de la baptisée (Jal, 1872, p. 243);
- 29 mars : quittance générale concernant le dédommagement à ses cohéritiers pour la maison paternelle (IAD, 1630); il dispose dès cette date d’une certaine aisance;
- cité dans l’ouvrage de van Mander publié cette année;
- 1605, 7 août : projet de mariage de sa première fille, Catherine, baptisée en 1585, avec le peintre et sculpteur Pierre de Hanssy (Arch. nat., M.C., CV, 165), annulé le 6 janvier 1606;
- 1606, 6 avril : parrain de Nicolas, fils de François Bonnier (ou plutôt Bouvier), maître-peintre et Jeanne Pontheron, paroisse Saint-Jean-de-Grève (Jal, 1872, p. 244);
- Jean IV Le Clerc édite les placards montrant la Reddition de Paris par Henri IV, en trois pièces, comportant autant de gravures d’après des peintures de Nicolas Baullery;
- 1607, avant mai : a peint les trois petits “mays” offerts le premier mai par les orfèvres parisiens pour Notre-Dame (La conception de Notre-Dame par Anne, soit, sans doute Anne et Joachim à la Porte dorée; La nativité Notre-Dame et La présentation de Notre-Dame au Temple; “Anne” n’est pas le nom du peintre, mais celui de la mère de la Vierge; les deux premiers ont coûté chacun (?) 105 livres) (Laharie, 1992);
- 1608, 1er janvier : contrat de mariage pour sa fille Catherine (voir en 1605) avec Pasquier de Lisle (selon l’IAD, 1630), fils de Toussaint et frère de Marie (Nicolas devient le beau-père de son beau-frère ... ); l’union n’est célébrée qu’en 1610;
- avant mai : a peint le petit “may” offert le premier mai par les orfèvres parisiens pour Notre-Dame (Le mariage de Notre-Dame avec saint Joseph, pour 90 livres) (Laharie, 1992);
-1609, avant mai : a peint le petit “may” offert le premier mai par les orfèvres parisiens pour Notre-Dame (L’annonciation) (Laharie, 1992);
- 1610 : publication du Livre de portraiture par Jean IV Le Clerc orné d’un frontispice de Baullery;
- avant mai : a peint le petit “may” offert le premier mai par les orfèvres parisiens pour Notre-Dame (La visitation) (Laharie, 1992);
- (après le 13 mai) gravure du Couronnement de Marie de Médicis par Léonard Gaultier d’après Baullery, édité par Jean IV Le Clerc;
- 28 novembre : contrat de mariage de sa fille Barbe, baptisée en 1595, avec Simon Cornu, archer des gardes du corps du Roi (mais aussi peintre, cf. Beresford, 1985) (IAD, 1630);
- 1611, avant mai : a peint le petit “may” offert le premier mai par les orfèvres parisiens pour Notre-Dame (La nativité de Notre-Seigneur) (Laharie, 1992);
- 1612, avant mai : a peint le petit “may” offert le premier mai par les orfèvres parisiens pour Notre-Dame (La circoncision) (Laharie, 1992);
- 22 mai : mariage de sa fille Barbe, avec Simon Cornu, paroisse Saint-Jean-en-Grève (Jal, 1872, p. 244);
- 1613, 31 janvier : prend en apprentissage son neveu Jacques Blanchard (Thuillier, 1978);
- 5 mars : sa femme est marraine de Gilles, fils de Barbe et Simon Cornu, demeurant rue Saint-Jacques, paroisse Saint-Séverin, avec Gilles Buée, également archer des gardes du corps du Roi, dont l’épouse en seconde noces avait eu Simon Cornu de son premier mari, Jean Cornu (Jal, 1872, p. 244);
- 1614, 15 septembre : parrain d’un fils de Barbe et Simon Cornu (Jal, 1872, p. 244);
- 1615, 18 mai : acquisition d’une maison et de vignes à Arcueil qu’il agrandit par diverses autres en 1618, 1624 et 1626 (IAD, 1630);
- 24 mai : témoins au contrat de mariage de son cousin Jean Le Clerc le jeune, fils du graveur et éditeur Jean Le Clerc (Arch. Nat., M.C., XVIII, 160)
- 1616, 13 juillet : mention d’un carton de tapisserie de sa main représentant le Christ chassant les marchands du temple, dans un marché entre les marguilliers de Saint-Jean-en-Grève et Nicolas Dodun à propos d’une tenture que ce dernier doit réaliser (Arch. nat.,M.C., II, 502);
- 1618, avant mai : a peint le petit “may” offert le premier mai par les orfèvres parisiens pour Notre-Dame (Les noces de Cana) (Laharie, 1992);
- 1619, 25 novembre : mariage paroisse Saint-Jean-en-Grève de sa fille Geneviève, baptisée en 1604, avec Jacques Quesnel, libraire (Jal, 1872, p. 244), avec qui elle était fiancée depuis le 15 septembre (contrat des 15 septembre et 23 novembre auquel signent Nicolas et Jacques Quesnel, oncles et peintres, Arch. nat., M.C. LVIII, 164);
- une Descente de croix de sa main est posée (sur deux gradins) à l’autel de la salle capitulaire des Chartreux de Paris, remplacée en 1674 par le Christ en croix légué par Philippe de Champaigne, et transportée dans le réfectoire (Charles, 1987, p. 91, 97);
- 1621, 4 août : trois tableaux de sa main cités (entreposés?) aux Tuileries dans l’inventaire après le décès de la femme de Pierre Desmartins, maître peintre et marchand de la Chine, “garde du cabinet des raretés et curiosités de la Chine et autres de S.M.” demeurant aux Galeries du Louvre (Arch. nat., M.C., XLII, 61); on me permettra d’attirer l’attention sur un tableau curieux conservé au Louvre comme “école de Tintoret”, montrant Jésus guérissant les boiteux, un des trois sujets mentionnés, (Inv. 157; cf. Arnauld Brejon de Lavergnée et Dominique Thiébault, Catalogue sommaire illustré des peintures du musée du Louvre, II, Italie, Espagne, Allemagne, Grande-Bretagne et divers, p. 244). L’oeuvre évoque autant Venise, en effet, que le milieu bellifontain et les Flandres par la mise en page, les excentricités voire les outrances; ce qui n’est pas loin de l’univers de Baullery. Mais l’état est trop mauvais pour pouvoir trancher dès maintenant;
- 1622 : plusieurs actes concernant la succession d’Edmée Le Febvre (IAD, 1630); Catherine est la seule survivante (et ne mourra qu’en 1657; Jal, 1872, p. 244);
- 1623, 2 octobre : marché pour la peinture du retable du couvent des Blancs-Manteaux, une Annonciation et des prophètes sur toile de 12 pieds de haut sur 8 de large (env. 3,90 m x 2,60) (Thuillier, 1978), moyennant 320 livres;
- 1629, 2 février : inventaire après décès des biens de Marie Delisle, vendus ensuite (P.V. en date du 6 mars, pour un montant de 1707 livres 2 deniers); l’acte (cité par l’IAD, 1630) est passé en présence de Cornu à cause de Barbe Baullery, et de Quesnel à cause de Geneviève; des enfants de Nicolas ne restaient donc, à cette date, que trois filles, Catherine, du premier lit, Barbe, qui mourra le 3 septembre 1631 (Jal, 1872, p. 244), et Geneviève;
- 1630, 19 avril : Nicolas meurt à Paris, rue de la Verrerie; le jour même est commencé son inventaire après décès (Arch. nat., M.C., CV, 280, 19 avril 1630).
Graveur anonyme d’après Nicolas Baullery, éditée par Jean Le Clerc, Paris, 1606,
Reddition de Paris par Henri IV en trois volets
1. Entrée dans Paris par Henri IV

2. Henri IV se rendant à Notre-Dame

3. Le départ des Espagnols sous l’oeil d’Henri IV


FrontispiceLivre de portraiture, gravure anonyme, 1610

Le couronnement de Marie de Médicis, gravure de L. Gaultier, 1610

Noces de village, huile sur toile; 106,8 x 150 cm. Loc. inc.

Marie de Médicis au bras de Ferdinand son père
peinture pour le cabinet des mariages du Louvre, vers 1613-1614?
Toile. 85 x 116 cm. Cherbourg, Musée Thomas-Henry

Hyanthe et Climène
peinture pour Saint-Germain. Louvre.

Tintoret (école) ou Nicolas Baullery?
Christ guérissant les impotents,
Louvre.

Baullery, Adoration des Bergers,
Toulouse, église Saint Pierre.
Bibliographie des Baullery: voir en fin de page de la discussion de ces sources.

Exemple de transcription d'acte.
Marché du 30 novembre 1672 de Pierre Senelle pour le Collège d'Harcourt à Paris
(Arch. Nat., M.C., LXIII, 146).

Cet exemple comporte deux pages. Sa transcription seule monte donc à 24 euros. L'analyse de l'acte, désignant un ouvrage d'art et amenant à évoquer, notamment, son contexte, y ajoute 15 euros, soit 39 euros, et peut faire l'objet d'un prolongement et de recherches supplémentaires (voyez les tarifs, et ceux de recherches en histoire de l'art).
L'ensemble est transcrit tel quel, avec l'orthographe du temps (il est possible d'envisager une transcription modernisée sans autre frais, sauf si les deux versions sont demandées). En encadré, le début du texte du document et sa transcription (puis sa fin).


... hault, et au-dessus de l'imposte de trois testes de chevaliers, sortant un grand feston de part et d'autre; sera aussy taillé trois cadres, un pour le grand tableau, et les deux autres à costé suivant et conformément audit dessin; ladite corniche de l'entablement et architrave la corniche sera taillée conformément audit dessin, sera aussy taillée deux culs de lampes pour servir de crédences, et les deux placards conformément audit dessin;
à commencer à travailler auxdits ouvrages incessamment, et les continuer, pour les rendre faits et parfaits bien et deuement comme dit est, dans deux mois et demy prochains; à peine, et dans lequels ouvrages ne sont comprises les figures dudit devis, et les aplications apliquées sur ledit dessin seront exécutées, lesdites applications au nombre de cinq; ce marché fait moyennant la somme de quatre-vingt dix livres que ledit Taupin promet et s'oblige payer audit Senel ou au porteur au fur et à mesure qu'il fera lesdits ouvrages qui en fin d'iceulx seront veus et visités par gens ce cognoissant (...);
fait et passé à Paris en l'étude, l'an mil six cent soixante douze, le trente et dernier novembre avant midy, et ont signés,
André Taupain
P. Senelle
Delaunay Quarré.

Documents pour servir à l’histoire des Stella.

Ces documents se placent dans le cadre de la succesion de Jacques Stella, qu’ils éclairent tant soit peu (puisque le testament n’existe plus dans les minutes conservées aux Archives Nationales). Le premier, fruit d’une requête que le beau-frère Étienne Bouzonnet passe en qualité d’exécuteur testamentaire, désigne l’héritière universelle du peintre, sa propre mère qu’il pensait sans doute garante de l’harmonie familiale. Le second mentionne la donation faite à ce titre aux Bouzonnet par Claudine de Masso dès 1657 et enregistrée devant notaire en août 1658 (sans doute en prévision du départ d’Antoine pour Rome), qui concerne des tableaux de Poussin, retrouvée et publiée dans le catalogue de l’exposition Stella (2006, p. 260).


Transport d’Étienne Bouzonnet (11 avril 1660); Arch. Nat., Minutier Central, CXIII, 46
.
Ce document lève un peu le voile sur les origines de Claudine de Masso, confirmant Félibien qui la disait fille d’un notaire de L’arbresle (aujourd’hui dans le Rhône). Il donne le nom de son père, Antoine. L’inventaire de Claudine par devant notaire (A. N., M.C., LXXXVIII, 317, 19 octobre 1697) mentionne la certification de la fondation en date du 8 août 1670).





Ci-dessous, dernière page avec les signatures



XI avril 1660
Furent présents en leurs personnes Estienne Bouzonnet, marchand orfèvre demeurant à Paris rue des Ortyes ès galeries du Louvre paroisse St-Germain-L’Auxerrois, exécuteur du testament et ordonnances de dernière volonté de défunt Jacques Stella, vivant chevalier de l’Ordre de St Michel, peintre ordinaire du roy reçu par de Bierne et de Beaufort notaires au Châtelet de Paris le vingt-huitième jour d’avril XVIc cinquante-sept d’une part;
et révérend père Estienne Girin, prêtre religieux gardien du couvent des Pères Cordeliers de St Bonaventure en la ville de Lyon étant de présent à Paris logé au grand couvent des Cordeliers paroisse St-Cosme tant en son nom que comme se faisant et portant fort de la communauté desdits religieux dudit couvent de St Bonaventure par laquelle capitulairement assemblée il promet faire ratifier et accepter ces présentes et en fournir acte dans deux mois prochains d’autre part;
disant lesdites parties mêmement ledit Bouzonnet que ledit défunt sieur Stella son beau-frère avait donné et légué audit couvent des Cordeliers de Lyon une rente de quatre livres qui lui avait été donnée par Claudine de Masso avec tous les arrérages d’icelle à la charge de dire à perpétuité un service par an pour le repos de son âme et de celles de feu son père et de sa dite mère comme le contient ledit testament, pour satisfaire auquel lesdites parties ont fait ce qui ensuit;
c’est assavoir que ledit Bouzonnet a cédé, quitté, transporté et délaissé par ces présentes dès maintenant et à toujours sans toutefois aucune garantie, recours ni restitution, déduction en quelque sorte et manière que ce soit sinon des faits (?) et promesses dudit défunt sieur Stella audit couvent des Cordeliers de St Bonaventure de ladite ville de Lyon, ledit révérend père gardien ce acceptant lesdites quatre livres tournois de rente rachetables de la somme de quatre-vingt livres à la charge de laquelle entre autres choses feu Isaac Mandaz bourgeois de Labrelle (L’Arbresle) a ci-devant vendu à Claude Michault et Marguerite Du Mas sa femme, couturière dudit lieu de Labrelle, partie d’une maison sise audit Abrelle près l’église St Jean par contrat passé par devant Antoine de Masso, notaire royal audit Labrelle le dix-huitième jour de janvier XVc soixante-cinq, laquelle rente ayant été ci-devant léguée à ladite Claudine de Masso par Magdelaine Bouchet, veuve de Pierre de Masso sa tante par son testament reçu par Fauveyen (?) notaire royal audit Lyon le trentième jour de décembre XVIc vingt-trois, aurait été donnée par icelle Claudine de Masso audit défunt sieur Stella son fils et est à présent due par les mineurs du Creux enfants et héritiers de défunt du Creux qui était sergent à Labrelle et qui en avait fait une reconnaissance sous son sein privé le treizième may XVIc quarante-trois;
et en ce faisant, ledit Bouzonnet a baillé et mis entre les mains dudit révérend père gardien ledit contrat de vente, ledit testament de ladite défunte Madeleine Bouchet et ladite reconnaissance dudit défunt du Creux et une lettre missive écrite par icelui défunt du Creux le vingt-sixième mai XVIc cinquante-un audit Bouzonnet faisant mention de ladite rente;
pour icelle rente de quatre livres présentement cédée, faire et disposer par ledit couvent des Cordeliers de St Bonaventure de Lyon comme bon lui semblera et de chose à lui appartenant, ensemble des arrérages de ladite rente qui sont dus et échus de reste de tout le passé jusqu’à ce jour d’huy que ledit Bouzonnet a dit être au moins quatre ans échus au jour et fête de Noël dernier et ce qui en est échu depuis, lesquels arrérages ledit Bouzonnet cède, transporte aussi par ces présentes audit couvent sous la réception dudit révérend père gardien, lequel pour satisfaire de la part dudit couvent audit legs, a promis et promet esdits noms de faire dire en l’église dudit couvent par chacun an à perpétuité au vingt-neuvième jour d’avril qui est le jour que ledit défunt sieur Stella fils est décédé entre sept et huit heures du matin, un service pour le repos de l’âme d’icelluy défunt et de celles dudit défunt son père et de sadite mère à commencer le vingt-neuvième jour du présent mois d’avril, et ainsi continuer à perpétuité, fournir à cet effet les livres, pain, vin, luminaire, ornements et autres choses nécessaires pour ledit service en fin duquel sera dit sur la sépulture dudit défunt sieur Stella en ladite église des Cordeliers de Lyon un De profundis pour le repos de son âme et (comme dit est?) et de celles de ladite Claudine de Masso et dudit défunt sieur Stella, et pour plus grande assurance de la présente fondation en cas de rachat de ladite rente, les deniers provenant seront remployés en autres rentes ou héritages au profit dudit couvent, et ainsi de suite en suite tant que ladite rente aura cours, et sera fait mention de la présente fondation sur le livre des fondations dudit couvent pour en perpétuer la mémoire; ce fait en la présence de ladite Claudine de Masso, héritière universelle dudit défunt sieur Stella son fils par sondit testament demeurante esdites galeries du Louvre, laquelle a ces présentes pour agréables et, en tant que besoin serait, elle fait elle-même lesdits cession et transport de ladite rente et arrérages d’icelle audit couvent (...?) chacun en droit soy, etc.
Fait et passé en la maison desdits veuve Stella et Bouzonnet esdites galeries du Louvre l’an XVIc-soixante le onzieme jour d’avril après-midi et ont signés fors ladite Claudine de Masso qui a déclaré ne savoir écrire ne signer, de ce faire interpellée;
Estienne Bouzonnet Girin
Daubanton Gigault



Testament de Claudine de Masso (5 juillet 1660); Arch. Nat., Minutier Central, CXIII, 47
.
L’inventaire notarié de Claudine Bouzonnet Stella mentionne le partage fait le 30 octobre 1660 des biens laissés par Claudine de Masso, entre Étienne Bouzonnet et Françoise Stella, enregistré le 2 novembre suivant par devant Augier et Pin, malheureusement manquant. Etienne Bouzonnet vient ensuite à disparaître quelques semaines plus tard, et l’inventaire fait par la prévôté de Paris (très lacunaire) le 7 janvier 1661, pareillement mentionné dans l’inventaire de 1697, semble également perdu.



Ci-dessous, première page


Par devant les notaires garde-nottes du Roy au Châtelet de Paris sousignés, fut présente en sa personne Claudine de Massau, veuve de François Stella, vivant peintre en la ville de Lyon, elle demeurant de présent en cette ville de Paris, rue des Ortyes aux galeries du Louvre, paroisse Saint-Germain-l’Auxerrois; laquelle étant en bonne santé grâce à Dieu, considérant qu’il n’y a rien si certain que la mort et rien si incertain que le jour et heure d’icelle, ne voulant pas en être prévenue ains pendant qu’elle soit comme dit est en bonne santé, disposer de ses affaires temporelles, a faict, dicté et prononcé son testament et ordonnances de dernière volonté, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit en la forme et manière qui ensuit;
Premièrement, comme bonne chrétienne et catholique, a recommandé et recommande son âme à Dieu le Créateur, le suppliant par les mérites de la mort et Passion de son cher fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ, lui pardonner ses offenses, et quand son âme se séparera de son corps, la monter en son paradis avec les Bienheureux; invoquant à cet effet, l’intercession de la glorieuse Vierge Marie et tous les saints et saintes du Paradis;
Item, fait son testament de cinq sols pour être distribués en la manière accoutumée; quant à ses obsèques et funérailles, elle en a dit ses intentions à ses filles ci-après nommées;
Item, la testatrice donne et lègue à Magdelaine sa fille, femme d’Estienne Bouzonnet orfèvre, la moitié des arrérages échus depuis et compris l’année 1657 et autres qui écheront jusqu’au jour du décès de ladite testatrice de vingt-quatre livres de rente viagère à elle due par les héritiers de défunt Jacques Maury, vivant aussy peintre audit Lyon, son second mari, voulant et entendant ycelle testatrice que si elle recevait ci-après lesdits arrérages ou partie d’yceux, ladite Magdelaine Stella puisse reposer sur les biens de la succesion de ladite testatrice la moitié de ce qu’elle en aura comme dit est reçu;
Et quant au surplus de tous les biens d’ycelle testatrice, en quoi qu’ils puissent consister, et en quelques lieux et endroits qu’ils puissent être assis et situés, elle le donne, lègue et laisse à Françoise Stella aussi sa fille, pour faire et disposer comme bon lui semblera et de chose à elle appartenant, en considération des services qu’elle lui a rendus et à défunt Jacques Stella son fils, et pour aucunement (?) les reconnaître et récompenser, eu égard aussi aux avantages et bienfaits que ladite Magdelaine Stella a reçus de ladite testatrice tant par le moyen du legs ci-dessus qu’en faveur et depuis son mariage avec ledit Bouzonnet son mari, non compris toutefois audit legs universel ce qui peut appartenir à ladite testatrice par le testament dudit défunt Jacques Stella son fils, lequel testament elle entend pour ce regard être suivi et exécuté selon sa forme et teneur;
Révocquant par ladite testatrice tous autres testaments et codiciles qu’elle pourrait avoir faits auparavant cettuy-cy, auquel seul elle s’arrête comme étant sa dernière volonté n’entendant pas néanmoins déroger à certaines donations qu’elle a faites à sesdites filles et à ses petits-enfants par acte double du dix-neuvième juillet XVIc-cinquante-sept, reconnu par devant Gigault l’un des notaires sous-signés, et Levasseur, aussi notaire le vingt-quatrième jour d’août XVIc cinquante-huit, laquelle donation elle veut (paisiblement?) avoir lieu et effet selon sa forme et teneur;
Et pour exécuter et accomplir le présent testament, l’augmenter et non diminuer, ladite testatrice a nommé et élu, nomme et élit ladite Françoise Stella sa fille, voulant qu’elle soit et demeure saisie de tous ses biens suivant la coutume de Paris.
Ce fut ainsi fait, dicté et nommé par ladite testatrice auxdits notaires et à elle par l’un d’iceux en la présence de l’autre lu et relu qu’elle a dit avoir bien entendu en la maison où elle est demeurant auxdites galeries du Louvre, l’an XVIc-soixante, le cinquième jour de juillet après-midi, et a déclaré ne savoir écrire ne signer, de ce fait interpellée suivant (...)
Ogier Gigault

Courriels : sylvainkerspern@gmail.com - sylvainkerspern@hotmail.fr.
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